CONNAÎTRE LA MYRTILLE

Cultivées où sauvages? Fausses où vraies myrtilles? comme je l’entend souvent…

Voici quelques éclaircissements:

La myrtille cultivée : (Vaccinium corymbosum), est une espèce d’arbustes de la famille des Ericacées,  originaire d’Amérique du Nord. Elle est connue en français sous les noms de Myrtille arbustive, Myrtille américaine, Bleuet, Corymbelle.

La Myrtille sauvage ou Airelle (Vaccinium myrtillus) est un sous-arbrisseau de la famille des Ericacées qui produit des fruits également appelés myrtilles, appartenant au groupe des airelles.

Toutes les deux sont issues de la même famille botanique, la myrtille cultivée a était obtenu par  greffage d’un pied de myrtille sauvage.

Les vertus de la myrtille

myrtilles_cueillette

 

Photo de myrtille : Berkeley  Variété Américaine introduite en 1949.

La cueillette débute du 01 au 15 juillet en fonction de la saison et s’étale sur deux mois.

La myrtille protége la rétine de l’œil en lui apportant les vitamines nécessaires. Elle est présente dans de nombreux médicaments traitant les problèmes aux yeux. Sa consommation régulière est recommandée par les ophtalmologistes.

La myrtille est un fruit modérément sucré, puisque sa teneur en glucides est de l’ordre de 10 g aux 100 g (avec des extrêmes allant de 6,1 g pour la myrtille sauvage, à plus de 11 g pour certaines variétés cultivées). Ses sucres sont constitués en premier lieu par du fructose (50 % du total glucidique) et du glucose (35 % du total). On y trouve aussi des pentoses (sucres à 5 atomes de carbone) et un peu de saccharose. Ce sont les glucides qui fournissent l’essentiel de l’apport énergétique de la myrtille.

Ses minéraux ne dépassent pas 300 mg aux 100 g, mais ils sont très variés. Le potassium domine (comme c’est le cas pour l’ensemble des végétaux frais). On relève la présence de petites quantités de magnésium, de calcium, ainsi que du fer, du zinc, et différents autres oligo-éléments.

Parmi les vitamines, également bien diversifiées, il faut noter la vitamine E (2 mg), différentes vitamines du groupe B et de petites quantités de provitamine A (environ 0,03 mg aux 100 g).

Dans la myrtille, la vitamine C atteint en moyenne 20 mg aux 100 g, ce qui est déjà une valeur appréciable (un assez grand nombre de fruits en apportent 5 à 15 mg). Mais surtout, l’activité de la vitamine C de la myrtille est potentialisée par une concentration assez remarquable de substances flavonoïdes spécifiques. Ces substances sont parfois regroupées sous la dénomination de « facteur C2″ ou encore « vitamine P ». Ce sont les catéchines (25 à 30 mg aux 100 g) et les biflavanes (125 mg aux 100 g). Ils ont une action anti-oxydante, et leur présence est nécessaire pour que la vitamine C puisse jouer son rôle anti-scorbutique. Par ailleurs, ils jouent un rôle de protection vis-à-vis des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, et en s’opposant à l’agrégation plaquettaire, ils favorisent une bonne fluidité du sang.
Dans la myrtille sont également présentes d’autres substances appartenant aussi à la famille des flavonoïdes : ce sont les anthocyanes, des pigments de couleur rouge-violet très abondants dans ce fruit (400 à 500 mg/100 g).